05.09.2009
Regarde moi
Regarde-moi et ose mimer l’indifférence
Sans ta fierté de mâle nous aurions une chance
Tu m’aimes un peu parfois et ça t’effraie je pense.
Ecoute-moi et ose démentir mes paroles
Ton cœur est mon accord, ton esprit le bémol
Laisse-moi nous guider et te donner le sol.
Approche-toi et ose repousser mes demandes
Si mon cœur est conquis ma bouche reste marchande
Et tes lèvres si nobles s’avèrent aussi gourmandes.
Ecoute-moi et ose réfuter mes envies
J’attends bien plus de toi que d’être ton amie
Sans doute ni méfiance je veux tes garanties.
Regarde-moi et ose nier cette attirance
De l’électricité qui attise nos sens
Je ne peux m’en cacher je n’ai pas ton aisance.


Cilyne
23:51 Publié dans Cilyne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie
03.07.2009
Rupture d'une histoire
Quand je te regarde, je vois ton insouciance
Ce mélange d’adulte allié à l’innocence,
Ta façon de penser que tout peut arriver
Et tes yeux pétillant de joie d’être admiré.
Quand je t’embrasse, je sens tes lèvres passionnées
La douceur d’un baiser aux ardeurs sucrées
La chaleur mouillée d’un tourbillon léger
Nos bouches rapprochées ensemble vont danser.

Quand je suis contre toi, je sens battre sur moi
Le rythme de ton cœur agité sous mes doigts
Confiance passionnée je serai toute à toi
Dans tes bras, réchauffée, je suis sans foi ni loi.
Un toi et moi magique et mon âme qui souffre,
J’ai peine à respirer je suis au fond d’un gouffre.
Je te demande pardon d’ainsi tout arrêté
Mais je n'peux renoncer à mes contes de fées.

19:45 Publié dans Cilyne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie
Mon sosie de reflet
Cellule divisée, union particulière
Infime égalité des âmes séparées
Créant l’unicité de nos distinctes chairs.
Si seulement tu étais mon sosie de reflet
Un cœur fait de poussière qui brûlerait en moi
Par un lien authentique d’atomes jumelés.
Tes yeux se reconnaissent face à d’autres semblables.
Dans nos miroirs de cœur
Tu vois mon apparence, c’est toi, reconnaissable.
Tes choix de destinées ne sont que mes désirs
Intenses ou bien bridés.
Une séparation serait pour moi le pire.
Te voir vivre est ma joie d’une réalité
Tes pleurs sont mes chagrins
Binôme indéchirable d’une duplicité.
Mais tous nos points communs, l’affront des caractères
Font de moi ta copie
C’est ton toi tout en moi qui est majoritaire.
Nos pupilles se confondent et nos voix s’entremêlent
Liens de sang ou de choix
Toi et moi c’est idem, car nous sommes jumelles.

19:18 Publié dans Cilyne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie
22.05.2009
Treize ans de cris
Je continue sur ma lancée, retrouvailles dans les archives. Un poème mélancolique et à la fois un cris d'espoir que j'avais écrit juste après avoir visionné le film "Thirteen"
Existe-t’il une loi
Pour les âmes qui se noient ?
Il y a-t-il une prière
Quand on vit un enfer ?
Il y a-t-il une prière
Quand on a besoin d’air ?
Avons-nous des amis
Qui entendraient nos cris ?
Avons-nous des amis
Quand on détruit sa vie ?
Quel est le châtiment
Quand on se tue lentement ?
Quel est le châtiment
Quand on a que treize ans ?
Dites-moi où est l’espoir
Quand on pleure chaque soir ?
Dites-moi ce que c’est vivre
C’est un mot pour les livres.
Il y a-t-il un remède
Quand aux souffrances on cède ?
Mais où est mon enfance
Cette terre faite d’innocence ?
Dois-je suivre mon destin
Ou attendre la fin ?
Ai-je fait le bon choix
En voulant être moi ?
Cilyne

18:43 Publié dans Cilyne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie
Orphelin des humains
Durant mes années lycée j'écrivais tout le temps, voici un poème que j'avais écris en repensant à la tranquilité de ma petite vie campagnarde... ce n'est pas du Shakespeare, ce n'est pas du Baudelaire mais j'aime quand même.
Orphelins des humains je cherchais un foyer
Une brebis égarée, pensionnaire, maltraitée
J’étais un sans abri les champs m’ont hébergé
Dans mes rêves d’enfant le bonheur existait.
C’est l’orée d’un bois qui a su m’élever
Le vent l’a épaulée me secouant parfois
Caractère anarchiste j’outrepassais les lois
Le sage marronnier venait me sermonner.
Dans mes nuits agitées j’entendais ma berceuse
Un air familier que la bise entonnait
Mes craintes se dissipaient grâce à ma guérisseuse
Ses gestes maternels toujours me caressaient.
En guise de cadeau la nuit ôtait son voile
Afin que ses diamants éclairent mon chemin
Je n’avais pas de dieu, j’avais ma propre étoile
Qui veillait sur mon âme du soir jusqu’au matin.
Ma source de bonheur fut ma petite sœur
Dans nos conversations souvent je me noyais
Dans son débit rapide tous ses mots frétillaient
Tu as suivi ton cours ma rivière au grand cœur.
Illuminant ma vie mon soleil tu étais
Tu ravivais mon cœur un feu brûlait en toi
Et je me protégeais lorsque tu me frappais
Tes coups me réchauffaient je n’avais jamais froid.
La mélancolie m’mposonnait mi-juillet
Tu m’abandonnerais au jour de la moisson
Ton mon épi de blé farceur me chatouillait
Pourquoi ont-ils coupé tes si beaux cheveux blonds ?
Aux premières loges j’admirai votre pièce
Mesdames les écorces avaient dressé l’estrade
La rose campait la reine la tulipe sa nièce
Je riaix aux éclats face à tant de charades.
Mon éveil artistique s’étend à la musique
Le merle au noir plumage, m’enseignait le solfège
Le pivert endiablé nous donnait la rythmique
Et la mésange bleue entonnait des arpèges.
Je vis parmi les arbres, les fleurs et puis les champs
Ils sont ma vraie famille, de moi ils ont pris soin
Ils m’ont tous fait rêver lorsque j’étais enfant
Détruisez la nature je serai orphelin…

Cilyne

15:23 Publié dans Cilyne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poésie, nature





























