25.09.2009

En suspens...

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Serait-il possible de parfois s'aperçevoir un peu tard de certaines choses, de certains sentiments?

Se rendre compte qu'il y a eu un flash qui nous a ébloui et empêché de voir le daim qui passait devant nous?

Comme Edmond ne s'aperçoit qu'il aime Fanny que tardivement?

C'est possible me dit-on dans l'oreillette. Mais alors... alors il faut rattraper nos erreurs, aller de l'avant faute de pouvoir retourner en arrière. Courir aux devants des obstacles, faire du saut de haies, proposer une alternative à la première issue de toute cette histoire.

Rien n'est clair. Subsiste le doute, l'idée qu'on peut toujours, encore une fois, se tromper. Qu'on est peut-être trop souvent dans l'erreur, qu'on accumule les fautes de parcours douloureuses pour d'autres, puis pour nous. On s'interroge sur notre droit à tenter une nouvelle approche, notre droit à prendre un risque sur le coeur de l'autre.

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On se torture à penser des "et si" "et pourquoi pas" mais venu le moment, on se sent retenu par une impossibilité à mettre en jeu bien plus que notre propre coeur, mais celui qui appartient à la personne qui nous fait face.

Parfois il est nécessaire de vivre des séparations, des changements, des bouleversements pour ouvrir les yeux, pour saisir enfin le poids de nos erreurs de jugement. On se réveille enfin, on fait des projets, des listes pour établir une stratégie quelconque. On se surprend aussi à penser qu'il est peut-être trop tard, qu'on ne pourrait blâmer personne mis à part nous-même si c'était le cas.

On suppose aussi que le temps effacera ce qui n'est peut-être qu'un sentiment passager, dû à un trop plein d'émotions. On interroge notre coeur à qui on ne fait plus tellement confiance.

Quelle situation étrange que celle de celui qui voit à nouveau, après avoir eu les yeux pris dans les phares. Confusion entre éclairs de lumière, vestige de l'instant passé, et vision régénérée, prédiction de l'avenir.

 

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Clotilde

16:14 Publié dans Clotilde | Lien permanent | Commentaires (3)

13.06.2009

Wind of change

J'écoute Wind Of Change en boucle ce matin. Je ne suis pas une grande connaisseuse de Scorpions, mais celle-là me parle. Comme à des milliers de gens probablement.




 

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Je suis postée sur une berge, fixant sans cesse l'horizon, attendant tant bien que mal qu'une silhouette de paquebot se détache dans le soleil. Cette impression d'être là depuis des heures, des jours, des mois même.

Il y a cette brise qui calme mon impatience, me porte à croire qu'il y a mieux plus loin, plus tard, qui me pousse à dépasser mes inquiétudes et mes questions nébuleuses. Je soupire après cet instant magique, ce vent de changement qui me portera si loin des rives grises qui sont depuis un trop long moment mon port. Tant de mois passés sans toucher à un stylo, à une feuille blanche puisque mon esprit s'était mis en jachère sans m'informer.

Je gonfle mes poumons de cet air marin iodé, les cheveux lâchés, je me prépare à bondir. Il suffirait qu'il s'approche à quelques mètres ce bateau, je sauterai comme une furie dans l'eau, nageant de toutes mes forces pour atteindre son bord. Je grimperais rapidement, tomberais derrière ses barrières de protection, puis, accrochée à sa rembarde j'ouvrirais grand les yeux. Peu m'importerait sa superficie, sa couleur ou bien son nom, seule compterait sa destination. Voir défiler l'océan, vague étendue bleue familière de mon enfance, savoir que sous ses vagues timides ou vengeresses se cachent des créatures incroyables et superbes, espérer pouvoir crier "Terre! Terre!" bientôt, rire du bonheur de sentir les goutelettes glisser sur mon visage comme autant de promesses de récolte abondante. Me laisser éclabousser par cette masse bleu-gris, simplement savoir que je suis sur le chemin.

Il n'est pas encore passé mon bateau. Et le vent de la nouveauté et de l'aventure tarde à faire gonfler mes voiles. En attendant je danse sur le petit pont de bois qui s'avance dans l'eau. Doucement, au grès des minutes qui s'écoulent.

Il y a toujours cette brise, si légère qu'elle est presque inexistante, qui me donne l'air suffisant pour respirer et rester sur la jetée.

Il va bientôt arriver, je l'attends.

Fixer l'horizon.

Une valise à mes pieds, petite, toute petite.

Il n'y a que mon coeur dedans.

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Clotilde

 

10:25 Publié dans Clotilde | Lien permanent | Commentaires (7)

23.05.2009

Puisque

Puisque pour l'instant celles qui ont de l'inspiration n'ont pas de temps et celles qui ont plus de temps ont l'inspiration en panne...

je vous laisse un ou deux textes qui viennent de ci et de là...

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"Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu’accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s’entretiennent. En l’amitié de quoi je parle, elles se mêlent et confondent l’une en l’autre, d’un mélange si universel, qu’elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était elle ; parce que c’était moi." Montaigne

C'est un texte que j'aime, et je sais que je ne suis pas la seule...

 

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Puis voici un auteur plus modeste, puisque c'est moi, que je n'ai pas écrit d'Essais, ni même de livres quelconques, que je m'évertue à être celle que je suis et veux devenir. Ce texte je l'avais écrit, il y a longtemps, sur un autre blog commun, à deux, le 17 octobre 2007 pour être exacte.

"On aime mieux en libérant. Tout le monde aime la liberté, mais peu sont ceux qui aiment librement.
Libérer pour mieux aimer. On ne dit pas "je te libére" à un ami, un amour, on libére sans rien dire. La liberté ne se dit pas, elle se vit.
On ne donne pas la liberté avec réticence. On peut l'offrir en souffrant, mais avec le coeur toujours.
La liberté. C'est un beau concept, louable, idéal, qui est le fondement de bien des pays. On donne la liberté à ceux que l'on ne connait pas, ceux qui sont esclaves,pauvres, malheureux, mais la concéder à ceux que l'on aime vraiment est le vrai défi, le réel combat de bien des vies.
Choisir de libérer c'est accepter de se blesser un peu, pour mieux respecter l'autre. En libérant on  préfére le risque d'être oublié, à celui de tout gâcher. Vous donnez à l'autre le droit d'un jour vous tourner le dos, et partir sans rien dire.
L'amour est fait de devoirs, avant d'être fait de droit.
Le devoir d'aimer l'autre malgré ses choix, ses erreurs et les blessures qu'il vous inflige, avant d'avoir le droit d'exiger un retour et un remboursement de votre affection. En amour, en amitié, on ne marchande pas. Ce n'est pas "mon amour contre ta fidélité", c'est "mon amour et peut-être un jour le tien."C'est le respect, le soutien, c'est assumer nos erreurs, nos défauts, accecpter d'être jaloux, et d'en souffrir, sans que l'autre n'en pâtisse. Aimer vraiment c'est libérer, quoi qu'il vous en coûte."



Bonne journée, en attendant de vraies notes, pas réchauffées, des unes et des autres!!

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Clotilde


07:45 Publié dans Clotilde | Lien permanent | Commentaires (9)

01.04.2009

Wiazemsky mon amour.

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Wiazemsky, c'est Anne. Anne et moi sommes copines depuis que j'ai environ 16 ans. On papote, on partage et elle me raconte des histoires. Anne est, avec Voltaire entre autres, quelqu'un que j'apprécie au travers de ses écrits. J'aime les contes de Voltaire, et Anne j'aime ses mots.

Tout a commencé quand j'ai lu Une poignée de gens. Cette histoire avait tout pour me plaire. Elle raconte l'exil d'une famille d'aristocrate russes aux alentours de 1917. C'est le passé des ancêtres de l'auteur. Comment ont-ils vécu cette guerre civile où les paysans qui vivaient sur leurs terres se rebellent? Et l'exil... L'exil est raconté dans Aux quatre coins du monde. Pourquoi ce roman avait tout pour me plaire? De la Russie d'abord, de l'Histoire ensuite. Mais de l'Histoire vécue, racontée de l'intérieur, pas dans un livre d'école. Et pour couronner le tout... une belle écriture, comme certains le disent, les mots d'une conteuse. 

Elle m'a poussée, cette chère Anne, à lire tout ce que je pourrais trouver d'elle. J'ai dévoré Sept garçons , adoré mon Beau navire, déguster Marimé, Je m'appelle Elisabeth et les autres

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Un de ceux qui m'a le plus marqué c'est Sept Garçons, un petit résumé?

Leurs mères s'en étaient allées, bras dessus, bras des sous, sous le prétexte de visiter la maison et de retrouve les autres adultes, sur la terrasse. 
"Amusez-vous, faite connaissance !" avait claironné Claudie tandis que Pauline avait murmuré furtivement à Dimitri : " Tout va bien se passer." 
Quand elles se furent éloignées, les sept garçons entourèrent aussitôt les nouveaux venus. Conscient d'être soumis à un examen, ceux-ci n'avaient qu'une seule envie: se sauver. Mais se sauver où? 
"Nous somme cernés par les Japs", pensait Dimitri en se prenant pou Buck Danny, un de ses héros de bande dessinée préférés Quant à Roséliane, seule fille au milieu de huit garçons elle se sentait fille pour la première fois de sa vie. Ce n'était ni agréable, ni désagréable, c'était nouveau
.

C'est plus une mise en bouche qu'autre chose. Ça se passe l'été, c'est enfantin mais mature, léger mais grave. J'ai souri, me suis laissée attendrir, et j'ai pleuré.

Et puis Mon Beau Navire:

Caracas, 20 avril 1962. Pour la troisième fois, Roséliane, treize ans, fille de haut fonctionnaire, embarque sur le magnifique transatlantique Balboa : une traversée de douze jours va la mener en France pour les vacances scolaires. Femmes seules, officiers séducteurs, dîners, fêtes : l'œil aigu, l'âme troublée, le cœur en alerte, entre la magie de l'enfance, son humour féroce, et les émois de l'adolescence, en compagnie de Dimitri ou de sa nouvelle amie Dominique, inquiétante et fascinante, Roséliane observe le ballet des conquêtes, des jalousies, des abandons, des jeux adultes. Que se passe-t-il, la nuit, dans les cabines, dans les coursives, autour de la piscine ? Et à quoi joue donc sa mère, la belle Pauline ? Les réponses ne lui seront données qu'au terme du voyage qui restera dans sa mémoire, avec ses enchantements et ses désillusions, comme le passage déchirant d'une de ces frontières imaginaires en deçà desquelles on ne revient jamais.

 

J'ai embarqué avec Roséliane. J'avais treize ans avec elle, je découvrais avec elle les voyages en bateau, les officiers (qui me faisaient, et font toujours, rêver). J'ai souvenir d'une traversée mémorable d'apprentissage et de dépaysement. C'était l'été, j'étais en Bretagne, mais chaque jour je rejoignais Roséliane. C'est lointain, j'avais 16 ans, mais je m'en souviens comme d'un voyage vécu. Par image, moi à l'avant de bateau, le vent dans le nez, le soleil qui se couche sur l'océan. Moi qui aime tellement l'Océan. 

Anne a eu le don de me marquer à presque tous les coups, de façons différentes, mais toujours délectable. Elle m'emmène ici et là, et ses contes font toujours mouche. Elle doit me connaître. Comment serait-ce possible autrement?

Comment saurait-elle mon amour des princesses russes, de l'histoire, des récits de vacances, de familles, de l'océan, de l'aventure?

Vous me direz que je ne suis peut-être pas si différente des autres. Peut-être. Mais tout de même un peu. Et je veux continuer de penser, que quelque part, Anne, elle écrit pour moi. Pour m'emmener loin quand l'adolescence me tenait sur la terre ferme, pour me ramener à mes 9 ans, pour m'entraîner vers 30 ans, pour toujours me faire voyager sur le fil ténu, long et varié de la vie.

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Anne Wiazemsky et moi, on est amies.

 


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Clotilde

20.02.2009

Variables et contradictions.

En lisant ici et là les goûts et les couleurs de chacune, je vois des types de penchants. Celles qui aiment le bleu, celles qui aiment le noir, celles qui s'habillent toujours très chic (pantalon à pinces), ou les bohème-chic. Celles encore qui sortent et font la fête, celles qui préfèrent le fond de leur canapé avec des copines. Celles qui aiment les bad boys sexy, et celles qui penchent pour les gentils craquants. Ou encore celles qui aiment la SF et les autres qui la détestent. Celles qui n'aiment que "ça" et et les autres l'inverse... Les addict des talons hauts et des fringues vintages, les filles qui aiment le plat et les habits relax. 

Et je ne me retrouve nulle part.

J'aime les vieux films, noir et blanc et VO, les comédies romantiques, les blockbusters et les films où ça fait "BOUM!" partout.

Ici je vais aimer tel rose et détester celui-là. Là je porterais des talons vertigineux et le lendemain mes ballerines extra plates. Le point le plus frappant étant dans l'identification/fantasme sur des personnages de fiction. Il y a des films où j'aime les gros méchants, avec des gros bras, une grosse couche de souffrances, et une épaisse armure autour du coeur. Des exemples? Ben les Uruk-Hai dans le Seigneur des Anneaux (hahahah je vous ai eues... non j'aime les BEAUX méchants), là tout de suite je n'ai pas d'exemples (c'est forcément lorsqu'on cherche l'aiguille dans la botte de foin qu'on ne la trouve pas)

J'aime parfois les vrais gentils. Dans 90210 par exemple, j'aime Dixon. Dixon est noir (one point!), sourire white (two points), sportif (three poi... j'arrête), et gentil. Le gentil qui fait de l'humour mais qui sait aussi qu'il a un coeur qui peut servir. Le genre gentil-marrant-sensible. (je vous concède qu'il a une tête de gamin, mais j'aime vraiment son personnage) 

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(il a un pull affreux ceci dit) (et j'aime pas les grosses bagues)(BREF)

 

Et puis des fois j'aime les gentils sauvages. Ceux qui se battent et tout le toutim. Exemple? Eomer dans le Seigneur des Anneaux. Lui c'est mon gentil miam miam, qui est solide, un vrai de vrai, mais à la fois un vrai guerrier et un vrai gentil. (Plus dur qu'Aragorn par exemple selon ma théorie très élaborée)

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Et puis j'aime les garçons perdus. Du type Liam dans Sweet Sixteen de Ken Loach. Quand j'avais 16 ans Liam c'était mon futur mari. Alors oui il dealait, il était un rien violent et complètement paumé. Mais je l'aimais vraiment. Et puis il y aussi Owen des Frères Scott. Lui c'est un de mes préférés (comme le Rondelé). Owen et moi c'est pour la vie.

Et dans les vrais de vrais de VRAIS gentils il y a Charles Bingley dans Pride and Prejudice. J'y peux rien, alors que je n'aime pas les roux, lui si, et en plus de ça il est complètement coincé, et il se tient mal, mais... mais sa demande à Jane... Sa gentillesse, son coeur sincère, et son sourire débile toujours au coin des lèvres... 

Je ne vais pas vous faire TOUTE la liste rassurez-vous... Quant aux personnages féminins, là c'est le grand n'importe quoi. Je suis Jane tout autant qu'Elizabeth dans Orgueil et Préjugés. Je m'identifie à Serena mais pas pour tout. (exemple: son aventure avec Aaron... n'aurait pas eu lieu avec moi^^) Et à Rory, mais pas pour tout non plus. 

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J'aime définitivement le jus de Cranberry, mais tout autant au moins le Martini. Ne me demandez pas de faire un choix entre les choux à la crème et les tartes aux framboises. J'aime le vert pomme, et je porte du violet, du rose, du bleu. J'ai une couleur préférée, mais je les aime toutes. J'aime m'habiller assez chic, mais je porte aussi des vêtements type bohème, j'aime les bijoux de pacotille, et les précieux. Des fois j'aime les brunes et je voudrais en être une et des matins je suis vraiment contente d'être une blonde naturelle. J'aime les cheveux lisses mais surtout les cheveux ondulés. Le sucré et le salé. Les histoires tristes et les happy end, les romans fleuves et les romans de chick-litt. J'ai l'impression de n'avoir aucun goût réellement fixés. Evidemment j'aime des choses que d'autres aiment, mais c'est comme si je ne pouvais pas être classée dans une colonne "fille chic-classique" ou bien "n'écoute que du r'n'b" (j'écoute de tout, tout, tout sauf metal). 

La contradiction est en moi! J'aime telle chose et son contraire, je suis sociable, je parle facilement aux gens, mais je suis incorrigible timide. Beaucoup pensent que je suis "madame je me la pète, je suis froide et hautaine" parce que je suis blonde, j'ai le nez droit, je me tiens droite, je suis grande et je mets des talons. Sauf que j'affiche parfois une certaine confiance en moi qui vacille, que je me remets constamment en question par rapport à certaines personnes, et que je me sens rapidemment moins drôle, moins ci, moins ça. Oui je dérive, je sais... 

Je suis la fille qui, dans les livres, prend des gants pour vous dire que vous l'avez blessée et qui parfois attache plus d'importance à ne pas vous heurter en vous disant que vous l'avez froissée. Mais je suis aussi celle qui n'a pas la langue dans sa poche, qui peut clore une discussion en deux coups de cuillère à pot. Je suis enfantine et maternelle, calme et disjonctée... et tout autant de choses qui se contredisent... Je suis Clotilde sans "h" mais qui a un "h" sur sa carte d'identité. 

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Mais au fond j'aime ça.

 

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