14.09.2009

The September Issue

C'est une certaine it girl qui m'a donné la possibilité de voir ce film en avant première vendredi. Et la belle Eré nous accompagnait...(deux amoureuses de l'angleterre...quel drôle de coïncidence!)

 

The September Issue nous propose d'intégrer les coulisses de Vogue en amont de la publication de ce fameux numéro, 2/3 pub 1/3 mode, sortant à la rentrée chaque année. Fameuse rentrée de toutes les résolutions où chacune module son style au milieu des riches collections d'automne hiver. Enorme, de plus en plus lourd chaque année, brassant des millions de dollars, le numéro le plus vendu est celui de la démesure. Celui à ne pas rater.

 

Je préfère vous prévenir, je n'ai pas appris grand chose (Voire même rien en fait. Il faut dire que pour plusieurs raisons, le milieu de l'industrie textile ne m'est pas vraiment inconnu.) donc mon regard a certainement été un peu différent que si j'avais eu un oeil neuf sur le sujet.

 

La mode est création. L'industrie de la mode répond à une réalité économique.

La presse à son rôle dans le lien entre ces deux univers.

 

Côté artistique et univers magique, mesdames et messieurs, Grace Coddington, (n'apparaissant pas au casting alors qu'elle a un rôle clé dans le film...) qui se bat avec un entêtement tout gallois à donner une dimension artistique au magasine.

Côté économique, Anna Wintour. Plus souriante qu'on la dit, et qui si elle n'a de comptes à rendre à personne dans l'univers des créateurs négocie avec les annonceurs.

 

En allant manger une glace, Eré, mon chéri et moi avons débattu et trouvé dommage que cet aspect ait justement été un peu occulté ou dissimulé sous le compte de seules sautes d'humeurs...

Et je cite Eré : "C'est en tout cas une faille d'importance pour une production qui se veut documentaire."

 

Au final, des confrontations assez charmantes (j'avoue franchement avoir bien ri) entre les représentantes de ces deux points de vue, comme autant de métaphores entre la dure réalité du fric et celle du chic.

 

12:15 Publié dans Carobine | Lien permanent | Commentaires (6)

10.06.2009

Déjeuner en terrasse, et sex and the city

C'est un peu le truc qu'on craint toute...

Le fatidique jour où vous croisez la route d'un ex qui a vraiment compté pour vous. Voir celui avec lequel vous auriez pu faire votre vie...

Ça peut être au détour d'une rue, au cinéma, dans une expo...

C'était hier, en l'occurrence, et je déjeunais en terrasse avec ma meilleure amie.

 

 


De ma relation avec lui je me souviens surtout d'une sensation, trouble et euphorique, un état d'esprit très particulier, que je n'ai jamais retrouvé. Sentiment d'insouciance, peut être, de bien être profond. Cette sensation bizarre et indescriptible genre "amour de vacance" lol. Quand tu vis l'instant et pas plus loin.

On s'est trouvés comme deux naufragés, et accrochés l'un à l'autre pour ne pas sombrer. C'était cette drôle de période qu'est la fin de l'adolescence, quand tu veux pas grandir et qu'on attend de toi que tu sois adulte. Genre

Je me souviens d'une relation assez narcissique, l'un étant le miroir de l'autre, se plaisant à croire image parfaite et lisse. Sourires plein de dents, styles affirmés, dans les rôles encombrants des couples alpha (qui s'étouffent eux même). Genre jeunesse dorée pleine d'avenir.

Tu parles! Au final, à 25 et 27 ans je sais que ni lui ni moi n'avons aucun poste prestigieux. Toujours paumés peut être...en même temps je n'ai aucun soucis à me faire pour lui. Y'a des cas où tu es à l'abri pour toujours. Quant à moi, je fais mon chemin.

 

J'ai disparu de sa vie quand j'ai rencontré mon amour.

Il m'est arrivé de repenser à lui. A ce que ma vie serait actuellement si j'avais fais le choix  -plus facile- de rester avec lui.  On allait bien ensemble, c'est certain, ça aurait très bien pu marcher, j'en suis persuadée.

Moi, j'ai écouté mon instinct qui me criait de toutes mes forces que je pouvais arrêter de chercher, qu'IL était là...je crois dur comme fer aux histoires d'amour, tu sais.

J'ai disparu vite, pas très élégamment, et on pourra pas dire que je ne l'ai pas fais souffrir. Je sais.

 

 

Tout comme je sais que c'est comme ça et puis c'est tout, qu'on a pas à se poser de question etc etc. Mais ça fait bizarre, je vous jure. Ca me fait toujours une drôle de sensation d'apprendre le mariage d'un ex, la naissance de son enfant, et puis aussi parce que je garde au fond de mon coeur une tendresse particulière pour eux. Lui, j'ai tout fais pour fuir et ne pas le recroiser, apprenant quelques nouvelles au détour de conversations.

 

Il était avec femme et enfant. Un "mini lui" et une petite chose insipide qui semble être à elle seule la définition de l'ennui. Je me suis étonnée de ce choix. Ça peut paraître méchant mais c'est tellement vrai. Elle est certainement très bien cette femme, mimi et tout. Mais...pas très assortie. Fine, petite, teint pâle et air triste, châtain plat, carré raide, jean Levis, grand pull et Adidas aux pieds...c'est juste que c'est pas trop lui, (ou ce que je croyais connaître de lui, peut être) en fait.



Ma meilleure amie a dit : "Tu vois, si tu étais restée avec lui, tu serais mariée, mère, anémiée et cocue".

Réducteur.




Moi, je me suis cachée, priant pour qu'il ne me voit pas. Il s'est installée à quelques tables, séparé de nous par un paravent et de ces palmiers qu'on nous colle en terrasse. A travers les feuilles je le voyais jouer avec son fils. Il a pas vraiment changé, sauf que comme tous les hommes, il est plus beau à l'approche de la trentaine qu'à la sortie de l'adolescence.


Il ne m'a pas vue, et j'en ai vraiment été soulagée.
Sauf que maintenant j'ai envie de le revoir.

*soupir*

 

 

 

 

 

edit : évidemment, je le ferais pas. Le revoir pour lui dire quoi? Et comment réagirait il? Peut être que je ne suis qu'une grosse trouillarde qui craint de le revoir à l'improviste sans y être préparée. Peut être que je culpabilise d'avoir disparu dans la nature. Je sais pas...mais j'y pense lol!

14:47 Publié dans Carobine | Lien permanent | Commentaires (11)

05.03.2009

Un clarinettiste et une snob des oreilles..

Hier soir, un clarinettiste donnait à concert en l'église de notre station. Autant profiter de l'occasion : la participation est libre, la programmation sympa (que des morceaux très connus) et nous sommes en vacances.

Je n'y connais rien en clarinette, j'avoue. A part Pierre et le loup (le chat je crois), et Christian Morin que ma nounou écoutait à fond...(ce qui ne devait pas être un chef d'oeuvre...)

 

En fait il s'avère que c'est un instrument permettant de jouer sur de nombreux « tableaux » ce qui le rend assez captivant. Mais je lui préfère la sensualité du saxo. Enfin bref.

 

Nous voici donc à l'heure dans la petite église. J'ai allumé un cierge en priant pour qu'on ne meurent pas tous intoxiqué au monoxyde de carbone, déjà, parce que je suis une fille vachement prévoyante.

Et puis nous nous sommes installés.

 

Le concert commençait par « L'incantation des vivants » et « Adagio » d'Albinoni.

 

Et en fait j'ai découvert ainsi que j'étais une snob des oreilles. Parce que pour une des toutes premières fois, je serais bien sorti de l'église. J'avais bobo a mes oreilles tu comprends...déjà l'Adagio est un de mes morceaux du moment (à fond dans l'amphi le matin ), ce qui me rend plus exigeante. Et puis...enfin bref j'ai saoulé mon mec comme ça...

« Nan mais t'aime bien ? »

« Nan mais là il a pas sauté une note ??? »

« J'hallucine ou il est à CONTRETEMPS ??? »

 

« Chuuuut qu'il me dit ». Puis il a pris dans mon panier un mini saucisson qu'il s'est acheté au marché et l'a mangé. De quoi me tenir a distance jusqu'au prochain brossage de dents, ce qui est assez loubard de sa part. Bref.

 

Il faut savoir que le clarinettiste, peut être par obligation vis à vis de l'église (ou peut être pas), il jouait sur un cd. Avec de l'orgue derrière quoi. POUAH.

En plus du coup on entendait pas assez la clarinette. Mais moi je dis ça, je ne dis rien...

Pendant ce temps sa jouait le concerto d'Aranjuez (annoncé comme le concerto j'are jean ruez). Et je me disais...

 

« Suis je une snob des oreilles ? Ais je la seule prétention, alors que je suis une musicienne sans talent d'aller juger celui qui tente d'en vivre ??? ».

Bah oui. Parce que même si sortir d'une salle de spectacle est pour moi assez violent (genre quand on sait comme les artistes sont sensibles...).

Donc je ruminais et plus le temps passait plus je m'offusquais et plus je m'offusquais de m'offusquer.

 

Bon.

 

Mon chéri de toute façon est bien trop bien elevé pour chuchoter en écoutant de la musique (mais il mange du saucisson, tu noteras ;-)).

« Attends qu'il me dit !! Il est bon, tu vas voir ».

« Mouais -je réponds ».

 

Bah il avait raison. Parce quand le musicien a changé de registre, passant des adaptations classiques franchement peu inspirées a des impros jazzy sur des morceaux connus (When the saints, petite fleur, summertime...) j'ai changé d'avis. D'un coup je l'ai trouvé pêchu, je l'ai même trouvé bon. Comme quoi j'ai bien fais de rester.

 

Promis, on ne m'y reprendra  plus...

(Ca vous est arrivé un truc de ce genre ???)

 

 

 

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12:16 Publié dans Carobine | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : spectacle

18.02.2009

Dita, le crazy, et moi...

Quand il a été question de prendre quelques heures pour passer un week end à Paris avec mon amour, j'ai immédiatement cherché un spectacle.

 

Quand j'ai vu que Dita Von Teese passait au crazy...j'ai sauté sur l'occasion!! Vous pensez!! J'y avais vu Arielle Dombasle il y a deux ans, je crois. J'avais été épatée. Et comme on était genre au premier rang je vous assure que c'est une vrai blonde ;-). (Ca c'est pour la petite histoire...lol)

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Le crazy horse n'a pas l'aura et les vibrations du Moulin rouge, chargé d'histoire...ici on célèbre le nu, habillé de lumière. Le strip chic, quoi.

On fait du chiffre, aussi...en blindant la salle et servant du mauvais champagne. Les places sont chères, très chères. (je crois que les premiers prix sont aux alentours de 80€).

Néanmoins il reste quand même temple de la féminité et de l'érotisme, avec des danseuses qui ont la pêche et des talents d'actrices indéniables. Les tableaux a plusieurs se mêlent aux shows solos, et dans cette nouvelle version du spectacle (Forever crazy) deux valentins viennent ajouter une touche "cabaret" avec un spectacle de claquettes époustouflant. Et les danseuses sont chaussées de Louboutin (pour les fans...).

 

 

 

Dita Von Teese, je l'ai découverte quand elle s'est mariée à Marylin Manson.

Puis j'ai acheté son livre. J'étais en plein trip "pin up" : je me posais des bigoudis avant d'aller en cours (à 6h du mat, donc),  je me faisais des manucures à lunule (quand tu laisses nude la base de l'ongle. Un peu comme une french, mais à la base de l'ongle), je ne sortais pas sans eye liner, je portais des porte jarretelle pour aller au marché, les robes de soirée de ma grand mère et des gants pour conduire. Puis ça s'est calmé. (Ca prend quand même un temps fou ces petites histoires!!). J'ai gardé de cette époque des petites touches qui font partie de moi.

 

Bref. Je la trouvais intelligente, j'aimais le fait qu'elle ai son propre univers. Point. Je lui reprochais plus ou moins d'avoir enfanté des tas de pseudos clones plus ou moins réussis mais après tout, c'est pas sa faute...

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La voir sur scène a complètement modifié mon avis sur elle. Cette femme est une bombe atomique.

Elle a une présence, une aura. Son regard a croisé le mien à un moment, j'en ai eu des palpitations. Quand elle arrive tout le monde se tait.

Va sans dire qu'elle est physiquement superbe. Bien mise en valeur au milieu des filles du crazy qui ont un "type particulier" (musclées, avec très peu de poitrine, et des bassin courts pour des fesses très rondes)...elle paraissait incarner à elle seule la féminité.

Bon, elle a un sourire pas terrible. Heureusement sinon elle serait genre pas humaine. J'ai une théorie sur une othodontie ratée mais elle n'engage que moi.

Et je te demandes de trancher :

Seins faux ou vrais?? Débat très animé dans le taxi du retour : parce qu'elle n'a pas hésité a dire qu'ils étaient refaits mais c'est 'achement naturel, quand même...(en fait Namour certifiait vrais lol).

 

 

 

Ok, ok on s'en fiche.

Ses numéros sont pas seulement sensuels, on sent pointer une note d'autodérision et d'humour, et c'est pour moi la cerise sur le gâteau.

 

Maintenant, j'ai décidé que j'étais une fan inconditionnelle, je vais guetter ses shows, en tout cas en Europe.

Et je vais me racheter du rouge à lèvres rouge.

 


Parfaite note pour un parfait complément...l'avis de lili!!!

 

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Caroline la Carabine

15:29 Publié dans Carobine | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : spectacle