13.06.2009
Wind of change
J'écoute Wind Of Change en boucle ce matin. Je ne suis pas une grande connaisseuse de Scorpions, mais celle-là me parle. Comme à des milliers de gens probablement.
Je suis postée sur une berge, fixant sans cesse l'horizon, attendant tant bien que mal qu'une silhouette de paquebot se détache dans le soleil. Cette impression d'être là depuis des heures, des jours, des mois même.
Il y a cette brise qui calme mon impatience, me porte à croire qu'il y a mieux plus loin, plus tard, qui me pousse à dépasser mes inquiétudes et mes questions nébuleuses. Je soupire après cet instant magique, ce vent de changement qui me portera si loin des rives grises qui sont depuis un trop long moment mon port. Tant de mois passés sans toucher à un stylo, à une feuille blanche puisque mon esprit s'était mis en jachère sans m'informer.
Je gonfle mes poumons de cet air marin iodé, les cheveux lâchés, je me prépare à bondir. Il suffirait qu'il s'approche à quelques mètres ce bateau, je sauterai comme une furie dans l'eau, nageant de toutes mes forces pour atteindre son bord. Je grimperais rapidement, tomberais derrière ses barrières de protection, puis, accrochée à sa rembarde j'ouvrirais grand les yeux. Peu m'importerait sa superficie, sa couleur ou bien son nom, seule compterait sa destination. Voir défiler l'océan, vague étendue bleue familière de mon enfance, savoir que sous ses vagues timides ou vengeresses se cachent des créatures incroyables et superbes, espérer pouvoir crier "Terre! Terre!" bientôt, rire du bonheur de sentir les goutelettes glisser sur mon visage comme autant de promesses de récolte abondante. Me laisser éclabousser par cette masse bleu-gris, simplement savoir que je suis sur le chemin.
Il n'est pas encore passé mon bateau. Et le vent de la nouveauté et de l'aventure tarde à faire gonfler mes voiles. En attendant je danse sur le petit pont de bois qui s'avance dans l'eau. Doucement, au grès des minutes qui s'écoulent.
Il y a toujours cette brise, si légère qu'elle est presque inexistante, qui me donne l'air suffisant pour respirer et rester sur la jetée.
Il va bientôt arriver, je l'attends.
Fixer l'horizon.
Une valise à mes pieds, petite, toute petite.
Il n'y a que mon coeur dedans.
Clotilde
10:25 Publié dans Clotilde | Lien permanent | Commentaires (7)
































Commentaires
Ecrit par : Carobine | 13.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Philip | 13.06.2009
Répondre à ce commentaireScorpions ^^
Bidouuuuuuuuuuux
Ecrit par : Mary | 14.06.2009
Répondre à ce commentaireProvoque l'opportunité. Pars :)
Ecrit par : Titania | 14.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Miss Babooshka | 14.06.2009
Répondre à ce commentaireJ'adore la fin ... C'est si poétique ! Et ça me donne envie de te serrer très fort dans mes bras !...
Et puis j'ai envie de croire que le bateau qui va arriver et que tu attends si ardemment sera plein de rires, de surprises et de joyeux lurons (comme dans "Good morning England", si tu n'as pas vu ce film il faut ABSOLUMENT que tu remédies à ça !!).
Bref ... J'espère que tu n'attendras pas trop longtemps, et que tes yeux s'émerveilleront bientôt devant ce grand bateau plein d'espoirs et d'envies, fourmillant de projets :)
Je te fais mille bisous ma belle !!
Ecrit par : Laptitezoudesbois | 16.06.2009
Répondre à ce commentaireJe t'envoie plein de grosses bises, le meilleur est à venir pour toi !
Ecrit par : Une Princesse... | 18.06.2009
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